Jean-Michel Jorda

Réalisateur Producteur

On me désigne parfois comme alpiniste ou himalayiste par le simple fait que j’ai parcouru quelques cimes de ces massifs. Pourtant, je n’ai fait que suivre les pas d’aventuriers, d’explorateurs et de découvreurs ! 

L’exploit d’une escalade est intéressant parce qu’il porte le rêve de plusieurs générations qui n’ont jamais osé… Lorsque l’escalade porte en elle la recherche d’une meilleure connaissance des choses, il me semble alors qu’elle atteint le sublime ! 

Le sprinter de l’Everest, Marc Batard, dit que pour être alpiniste il faut être un peu fou… Reinhold Messner, désigne les alpinistes comme des gens n’allant jamais sur les voies déjà ouvertes. 

Ces 2 himalayistes ont repoussé les limites du possible ouvrant la voie à de nombreuses recherches scientifiques sur l’hypoxie. 

Je suis probablement un peu fou, comme le dirait Marc et pas tout à fait alpiniste selon Reinhold. Cependant c’est toujours en montagnard que j’ai abordé chacune de mes expéditions avec ma caméra, prétextes pour raconter des histoires de ceux qui faisaient la montagne. 

J’aime être seul accroché à la glace, ou à la paroi, pour faire vivre ce que les alpinistes découvreurs ont vécu et tenter de faire sentir au spectateur, non pas la difficulté des choses, mais la beauté des gestes, des regards, des montagnes.

J’aime l’idée qu’ils puissent ensuite ouvrir un de ces livres dont je parle dans mes documentaires.

Il me plait alors de penser que j’aurais pu être un Pyrénéiste.